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Historique à Charleville-Mézières

Armand Malaise a donné son nom au lycée...

Un instituteur ardennais actif


Né le 19 novembre 1888 à Landrichamps (près de Givet), fils de modeste ouvrier, il réussit brillamment le concours d’entrée à l’École Normale de Charleville-Mézières en 1904.
En 1914, il est instituteur à Revin quand la guerre éclate. Chef de section du 148e R.I, il se bat à Charleroi et à Dinant. Blessé deux fois sérieusement, il refuse d’être évacué. Il subit une longue captivité en tant que prisonnier de guerre.

Un syndicaliste passionné

Rentré en France, il occupe les postes de Brognon et de Hannapes jusqu’en 1925. Il est aussi adjoint à Charleville. En 1929, il est élu secrétaire général de la section ardennaise du Syndicat National des Instituteurs (le S.N.I). C’est un ardent défenseur du sort des travailleurs ardennais.

Un des chefs de la Résistance ardennaise

La guerre éclate de nouveau en 1939. Armand Malaise est libéré de toute obligation militaire mais quand le régime de Vichy se met en place, il constitue une victime toute désignée en tant que syndicaliste socialiste et il est révoqué de l’enseignement en 1941.
En 1942, il organise dans notre département le mouvement Libération Nord. Infatigable et téméraire, il transporte des explosifs à bicyclette, des mitraillettes, des journaux clandestins sous son nom de clandestinité "Amédée".
Il reconstitue clandestinement la section ardennaise du S.N.I. refusant que l’école laïque soit bafouée et les enfants endoctrinés. C’est au retour d’une mission, dans une violente tempête de neige qu’il succombe accidentellement le 4 janvier 1944 à Lonny. Il est inhumé à Nouvion-sur-Meuse.
En donnant son nom au lycée, sa mémoire et celle des Résistants ardennais perdurent, nous rappelant que la démocratie et la liberté sont des acquis précieux et fragiles que nous devons conserver et transmettre à chaque génération.